anne-béatrice Martinez

Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Anne Béatrice Martinez et depuis que je suis enfant j’ai en moi l’amour de la vie. J’aime être heureuse.  Cela ne veut pas dire que je le suis toujours mais j’ai la chance d’être positive et de vivre les épreuves de la vie avec la force créatrice de la résilience.

 J’ai toujours privilégié mon épanouissement et ma croissance personnelle. Ma vie professionnelle a suivi une évolution constante qui a pris sa source dans le théâtre. Initialement je suis comédienne et metteure en scène. J’ai beaucoup travaillé sur des territoires en difficulté, sur des projets artistiques de ville, avec des personnes très différentes sur des problématiques de violence urbaine  et de vivre ensemble. Le théâtre permet de jouer/rejouer, de comprendre des situations, des enjeux sur lesquels il est possible de prendre du recul mais également sur les affects humains. Il permet également de faire passer des messages. Il est aussi un formidable outil de développement personnel.

Puis j’ai été médiatrice culturelle et conférencière à la Grande Halle de la Villette à Paris au département des expositions sur des thématiques sociétales et anthropologiques en lien avec les évolutions et la complexité du monde. J’avais pour mission de traduire des visions du monde par un travail de vulgarisation auprès de publics diversifiés. Il s’agissait aussi de prévenir les conflits à venir liés à la diversité et la mondialisation par la pédagogie. J’ai adoré ce travail de traducteur/passeur.

Puis j’ai intégré progressivement le monde des entreprises avec les outils du théâtre pour former les salariés au développement de leurs compétences émotionnelles,  relationnelles, communicationnelles et leur savoir être.  Petit à petit j’ai senti qu’il y avait un durcissement général dans les organisations et j’ai perçu aussi beaucoup de souffrance humaine. J’ai accompagné des mutations, des changements, des plans sociaux, des crises, des ruptures ayant un fort impact humain. J’ai décidé de me former à la médiation pour mieux accompagner les personnes dans ces périodes troubles et j’ai passé une certification de médiateure professionnelle.

Mon expertise est celle de la qualité relationnelle. Avant qu’apparaissent les tensions et les conflits, il s’agit de diffuser la culture de la médiation dans les organisations afin que les personnes soient mieux préparées, outillées pour faire face individuellement et collectivement au changement , au situations de travail et du vivre ensemble, pour bien s’entendre au travail.

J’ai choisi l’angle de la qualité des relations, de la qualité de vie, du bien être et du bonheur au travail et en particulier d’imager  des innovations relationnelles pour développer la confiance en soi, en l’autre, et la capacité d’une équipe à grandir ensemble.

Nous passons beaucoup de temps au travail et nous avons tous la co-responsabilité individuelle et collective de travailler dans des ambiances chaleureuses, bienveillantes, positives. Nous sommes responsables de nos postures. Nous sommes faits pour nous épanouir. Il n’y a aucune honte à être heureux : le bonheur au travail c’est possible !

Pourquoi as-tu décidé de t’engager à la Fabrique Spinoza ?

Un jour j’ai entendu Alexandre Jost dans une conférence à la Gaité Lyrique. Cela a connecté tout de suite, ça m’a fait « tilt. Sa joie était contagieuse et m’a touché émotionnellement. Je perçois souvent une absence de joie dans les entreprises car au travail les salariés ne font pas que travailler. Les salariés y vivent 8 heures par jour. Ils y sont en relation et mettent du cœur à l’ouvrage.  En tant que médiateure je traite souvent de situations qui font souffrance. Je trouve donc pertinent, compte tenu de ce qui a été découvert sur la science du bonheur, d’envisager le travail, l’organisation, les conditions et les relations de travail sous l’angle de l’épanouissement. Tout le monde y sera gagnant, les salariés, les managers, les chefs d’entreprises, l’économie, l’environnement, la société. La Fabrique Spinoza amène par la production d’études à influencer, à agir sur le bonheur sociétal. C’est une approche systémique pertinente et ambitieuse.  Chacun peut y contribuer et y faire sa part. J’ai donc suivie l’UBAT 1 avec Bonheur ! Puis j’ai rejoins la communauté des passeurs de Bonheur au Travail. J’ai lancé une communauté à Tours où j’habite. En octobre 2017 avec une partie des membres de cette communauté nous avons monté un projet multipartenariales avec L’ARACT Centre, Harmonie Mutuelle, la Caisse d’épargne et Odyssée Création ma scop, une journée entièrement consacrée à la qualité de vie au travail dont le thème était : Cultiver la confiance pour libérer le potentiel humain de votre entreprise. Vers des équipes confiantes, performantes et optimistes.

Et aussi j’ai animé un atelier de créativité sur l’UBAT 2 en tant qu’intervenante.

Quel est ton rôle au sein de ton groupe ?

J’anime la communauté à Tours. Je mets en lien toutes sortes de personnes qui ont le désir de développer plus de bonheur au travail. Je fais sur mon territoire un travail d’essaimage pour sensibiliser les personnes qui travaillent et les chefs d’entreprises car chacun peut être acteur à son niveau pour plus de bien être et de bonheur au travail.

Quelles sont les prochaines échéances de ton groupe de travail ?

La 4èm rencontre de la communauté des passeurs du BAT avec un nouvel Happyritif fin février début mars. Nous allons inviter les participants des rencontres de la qualité de vie au travail et faire grandir la communauté. Nous n’avons pas encore défini le thème.

Mon grand bonheur en ce début d’année  est une invitation à venir témoigner dans un colloque organisé le jeudi 22 mars 2018 par le centre de formation des Maisons Familiales Rurales Tours Val de Loire en collaboration avec les élèves de BTS en économie sociale familiale en alternance.  Il portera sur le bien être au travail à travers une conférence sur le contexte du travail aujourd’hui, les difficultés rencontrées, les témoignages et les solutions innovantes mises en place dans les entreprises avec des chefs d’entreprise, des DRH, des préventeurs, des psychologues du travail.
L’après midi sera consacré à la présentation d’outils et de moyens à mettre en œuvre pour améliorer la qualité de vie au travail à travers des ateliers et tables rondes : sophrologie, yoga du rire, méthode d’organisation, communication bienveillante…

C’est bon signe car ce sont les jeunes qui s’emparent du sujet.

Qu’aurais-tu envie de dire à une personne qui s’intéresse à la Fabrique Spinoza ?

D’y aller, de découvrir et de contribuer à sa manière avec enthousiasme. De devenir actrice de qu’elle  a envie de dire et de faire. La Fabrique est un lieu ouvert où l’on expérimente des choses, c’est une forme de laboratoire. Il y a une belle dynamique et on rejoint une communauté de personnes qui oeuvrent tous pour plus de bonheur et cela dans la liberté et le respect. C’est une ruche et nous sommes des petites abeilles vaillantes et joyeuses qui pollinisent.

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