Les politiques économiques de ces cinquante dernières années se sont uniquement focalisées sur une logique dette/croissance privilégiant le développement économique à court terme au détriment d’un développement véritablement durable. La crise économique de 2008 a peut-être remis en cause l’hégémonie de ce système de pensée. En effet, l’émergence de mouvements tels que les printemps arabes, « Occupy Wall Street », « Los Indignados » etc. témoignent, entre autres, du dessin possible de nouveaux horizons.

A ce propos, des initiatives transnationales telles que celle de l’OCDE (the Global Projet, wikiprogress) et qui portent des réflexions nouvelles quant à nos modes de gouvernance, commencent avoir un impact réel sur les gouvernements et les citoyens à travers le monde.

La crise est-elle ainsi ce moment charnière de l’histoire qu’il faut saisir pour mettre en place de nouveaux systèmes de fonctionnement et de gouvernance ?

Le 26, le 27 juin et le 29 juin se déroulent les conférence de l’OCDE sur les progrès en matière d’indicateur de bien-être et de progrès social. Celles-ci auront toujours pour objet de présenter et de discuter les initiatives existantes, en création ou à créer en rapport avec les indicateurs complémentaires au P. I. B dans le contexte de crise actuelle.

Des personnalités telles que Ulla Rosenström, du cabinet du premier ministre finlandais,  Françoise Crouïgneau, vice-présidente de l’Association des journalistes économiques et financiers, Stephen Penneck, directeur général de l’Office national de la statistique en Grande-Bretagne ou encore Jean-Louis lhéritier de l’Institut national de la statistique et des études économiques en France se retrouveront autour de tables rondes pour discuter de sujet ayant trait aussi bien à la technique ( table ronde sur les expériences nationales en termes d’indicateurs) qu’à des réflexions d’ordre général sur la gouvernance politique et économique (table ronde sur l’importance du bien-être en temps de crise).

Ci-dessous, un aperçu du contenu de la table ronde du 26 juin sur l’intérêt du bien-être citoyen dans un contexte de crise financière:

12 bonnes raisons de s’intéresser au bien-être citoyen dans un contexte de crise financière

Un mouvement global

1. Un nombre croissant de pays porte de l’attention au concept de bien-être citoyen

2. Les pays en voie de développement se préoccupent aussi du bien-être, alors même que certains sont en situation de crise

 

L’émergence d’une nouvelle vision

3. Le bien-être citoyen est une aspiration des peuples qui transcende les conditions économiques

4. La crise financière apporte la réalisation que la croissance économique ne pourra peut-être jamais être générée au même niveau que pendant les 30 glorieuses

5. Il est possible d’imaginer une autre forme de bien-être qui s’accommode d’une croissance plus modeste du PIB

6. La crise financière apporte l’opportunité d’interroger la population sur ce qui compte pour elle, et par la même occasion, de générer de la cohésion sociale

 

Un impératif de réalisme

7. Les indicateurs de bien-être permettent d’accompagner l’intuition des leaders politiques, sur qui des décisions ne peuvent reposer en trop grande partie

8. En cette ère de transition vers un nouveau modèle, la sortie de crise ne peut s’accommoder de politiques « génériques » ou traditionnelles

9. Viser le bien-être est une moyen de compenser la détérioration de vie causée par la crise

10. La sous-performance du PIB n’apporte pas une information pertinente sur les dégâts opérés par la crise, et vécus par les populations

 

Une nécessaire prise en compte de l’équité

11. L’équité est nécessaire à fois lorsque les temps sont bons mais aussi lorsqu’ils sont durs ; l’examen du bien-être passe ainsi notamment par l’analyse des inégalités

12. La crise invite à s’interroger sur ses impacts respectifs sur différents groupes de population

 

La Fabrique Spinoza pense ainsi qu’il est d’autant plus pertinent de s’intéresser au bien-être en temps de crise qu’il est porteur de réflexions plus larges sur les modes de gouvernances. En effet, la prise en compte du vecteur de bien-être dans les indicateurs impulse l’expansion des champs d’action; de l’économique, au social, à l’environnement, à la participation citoyenne etc.

Pour en savoir plus sur ces tables rondes à l’OCDE, cliquez ici et accéder à la programmation complète.