Sur les medias, la Fabrique a son mot à dire. Lors d’une conférence sur les medias à l’INSEAD, nos travaux concernant la transformation du paysage télévisuel au service des usagers ont été évoqués afin de soulever le paradoxe de la perennisation d’un loisir aussi peu satisfaisant.

Comme l’a souligné Frédérique Bedos lors de la conférence: il est difficile de comprendre comment une activité libre puisse occuper en moyenne 10 ans de la vie d’un individu, tout en suscitant une satisfaction individuelle aussi faible (4,8/10 en moyenne). Encore plus mystérieux est l’attachement à ce media quand on sait que le plus de temps est accordé à la télévision le moins les individus s’estiment heureux.

Une explication vient entre autre du contenu du panorama télévisuel, la création et la perpetration de stéréotypes parfois négatifs parfois avilissants. Mais Frédérique Bedos montre du doigt le business model qui serait susceptible de provoquer cette dépendance ainsi que ce mal-être aussi énigmatiques. Elle se  base sur une déclaration de Patrick Le Lay, ancien directeur général de TF1 qui en 2004, disait vendre à Coca Cola « Du temps de cerveau humain disponible ».

Cette vision se trouve en effet aux antipodes d’une idée de paysage médiatique au service de l’usager que propose la Fabrique Spinoza. Un media qui puisse impulser des messages positifs capable de répondre aux vraies demandes de l’audimat.

 

Pour lire la synthèse de la Fabrique sur la relation entre télévision et bien-être