émotions

L’institut Think, partenaire de la Fabrique Spinoza, publie les résultats d’une enquête sur les émotions et les sentiments des salariés français. L’étude, menée auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française, révèle les émotions ressenties le plus fréquemment et le plus intensément dans notre quotidien.

 

Téléchargez l’étude ici

Retrouvez, en annexe, l’étude d’iThink sur l’optimisme et le pessimisme des Français (2014)

Les principaux enseignements :

  • Fréquence et intensité des émotions :

L’émotion positive la plus souvent ressentie par les Français est la joie (56%), tandis que les émotions négatives les plus fréquentes sont la fatigue (66%), l’inquiétude (55%) et la colère (43%). On observe donc une fréquence comparable pour l’affect positif fondamental la Joie et les 3 affects négatifs fondamentaux relatifs aux états d’urgence et déclenchés par le cerveau reptilien (combat, fuite, apathie/prostration).

L’émotion positive la plus intensément ressentie reste la joie (26%) ; les trois affects négatifs les plus intenses, la fatigue (39%), la colère (28%) et l’inquiétude (27%) sont les mêmes que les plus fréquents.

Lorsque l’on sait qu’il faut 3 affects positifs pour contrebalancer 1 affect négatif (voir B. Fredrickson), nous pouvons nous lancer une invitation à développer notre pleine conscience et notre intelligence émotionnelle au niveau individuel et notre bien-vivre ensemble au niveau collectif !

  • La répartition des émotions :

Plus engagés ou dans un rapport plus direct au monde, les jeunes sont amenés à ressentir plus fréquemment et de manière plus intense les émotions, négatives comme positives, à l’exception de la colère.

C’est dans les générations plus anciennes, confrontées à un monde en évolution et dans lequel le spectre de l’exclusion peut déclencher une révolte, que le sentiment de colère est le plus puissant.

Les femmes ont une tendance nette à ressentir à la fois davantage de fatigue (double vie professionnelle et familiale) et de joie (mode d’existence davantage lié à « l’être » qu’à « l’avoir » : voir la note).

  • Le bonheur chez les catégories socio-professionnelles :

Dans le monde professionnel, les employés de l’industrie sont ceux à ressentir le plus fréquemment et le plus intensément le bonheur au quotidien. En étant en contact plus direct avec le produit de leur travail, ceux-ci peuvent mieux percevoir sa progression et se sentir plus épanouis lors de son achèvement.

A leur opposé, les employés des services aux entreprises, soumis à des rythmes importants de travail et à une pression directe de la part de leurs clients, sont de loin ceux à ressentir le moins souvent et le moins intensément de bonheur.