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Lancement de l’Observatoire du renouveau démocratique.

Le 12 Avril 2017, à l’initiative du think-tank Synopia, avec pour premier partenaire engagé la Fabrique Spinoza, et à quelques semaines du premier tour, 33 personnalités et acteurs de la société civile lançaient un appel en faveur de la création d’un Grenelle de la démocratie.

Le 2 mai, pendant l’entre-deux tours, ils étaient 125 à renouveler cet appel dans une lettre ouverte au candidat d’En Marche ! Dans le prolongement de ces appels et en alignement sur le 5e chantier du programme d’Emmanuel Macron – celui du renouveau démocratique – Synopia et ses partenaires ont décidé de donner corps à leur mobilisation en fondant l’Observatoire citoyen du renouveau démocratique.

Le Grenelle de la démocratie

Premier constat : Le système démocratique est à bout de souffle

C’est du moins le sentiment des français. Selon un sondage Ifop pour Synopia en 2017, 62% des français disent voter par sens du devoir et non par enthousiasme pour un candidat. En outre, 40% des français voteraient blanc si le vote blanc, au-delà d’un certain seuil, pouvait invalider l’élection, et ainsi rejeter l’ensemble des candidats et des programmes. Il suffit en outre de voir à quel point le sujet du renouveau politique a été abordé par tous les candidats à l’élection présidentielle pour mesurer son importance dans les préoccupations des Français. Ce sentiment n’est pas nouveau, et il n’a fait que grandir depuis plusieurs quinquennats. Les raisons mises en avant par les citoyens et les critiques de tous bords sont celles d’une déconnexion entre les hommes et femmes politiques et les Français. Ce lien de confiance, pourtant vital pour une démocratie, semble bloqué, mis à mal par un éloignement et un manque d’écoute. A la source d’une telle fracture, ce n’est pas tant les compétences qui sont remises en cause mais le système politique lui-même : la politique comme carrière, les logiques d’appareils qui font que l’intérêt général est freiné de l’intérieur. En bref, les Français le ressentent et les politiques le reconnaissent plus ou moins : le système politique actuel ne fonctionne pas. Le climat de défiance entre gouvernants et gouvernés remet en permanence en cause la légitimité des politiques et affaiblit la capacité d’action. C’est un cercle vicieux qui n’est pas pérenne.

Deuxième constat : La volonté citoyenne est bien vivante.

Malgré ce climat morose, les Français expriment leur intérêt pour participer à la vie publique. Sur le terrain, on observe une extraordinaire floraison d’initiatives citoyennes dans tous les domaines (environnement, solidarité, entreprenariat social, …). De plus, quand bien même l’élection n’a pas satisfait tout le monde, force est de constater qu’elle a passionné les français. L’intérêt pour la politique est vivant, il lui manque un terrain.

Pour un Grenelle de la démocratie

C’est face à ce double constat, la volonté collective d’agir des Français d’une part, la défiance envers le système politique de l’autre, qu’est née l’idée d’un Grenelle de la Démocratie. L’objectif est de briser le cercle vicieux, rétablir la confiance et vivifier le lien démocratique. Sur cette question, les français sont très clairs : 88% sont favorables à des changements institutionnels (Ifop pour Synopia).

Cela passe par une plateforme collective qui fasse naître un débat transpartisan générant des propositions consensuelles pour faire avancer le pays. Car si le système démocratique est aujourd’hui mis en cause, c’est aussi à n’en pas douter un terrain de progrès au potentiel immense pour les années et générations à venir. L’objectif du Grenelle de la démocratie est donc de se faire une idée claire des enjeux (diagnostic, attentes, révolution numérique) pour pouvoir ensuite proposer des réformes.

« L’enjeu consiste d’abord à poser les questions de fond : le rôle de l’État, le rôle des collectivités territoriales, le rôle des citoyens et la prise en compte du numérique, afin de parvenir à un bon équilibre entre la démocratie représentative et la démocratie participative, en prenant bien en considération le régalien, le temps long et le temps politique, la subsidiarité et les dynamiques de co-construction fondées sur l’intelligence collective, l’expérimentation et l’engagement. »

L’Observatoire citoyen du renouveau politique

Dans le prolongement de l’appel pour un Grenelle de la démocratie, Synopia et ses partenaires ont décidé de lancer un Observatoire du renouveau politique.

Indépendant et non partisan, celui-ci se fixe quatre grandes missions :

• Collecter et analyser les propositions qui seront faites par le gouvernement, et par le Parlement, dans le domaine du renouveau démocratique.

• Analyser et apprécier l’évolution des pratiques de gouvernance de l’État.

• Être une force de proposition, car le renouveau démocratique se fera dans une dynamique de co-construction, en lien avec les nombreux acteurs engagés dans cette voie.

• Promouvoir l’idée d’un Grenelle de la démocratie, afin que la métamorphose de notre démocratie soit menée de la façon la plus complète possible.

« Dès aujourd’hui, les membres de l’Observatoire se proposent d’agir pour fédérer les énergies, dans un esprit de « bienveillance » et au service de la « vitalité démocratique » de notre pays.