Dans le discours du 25 novembre 2010, David Cameron lance son pays sur la voie de la politique du bien-être.

Le 22 mai 2006, le leader du parti conservateur David Cameron faisait un discours remarqué de politique du bien-être dont voici un extrait :

« It’s time we admitted that there’s more to life than money, and it’s time we focused not just on GDP (Gross Domestic Product1), but on GWB (General Well-Being). Well-being can’t be measured by money or traded in markets. It’s about the beauty of our surroundings, the quality of our culture and, above all, the strength of our relationships. Improving our society’s sense of well-being is, I believe, the central political challenge of our times. »

Elu à la tête du gouvernement Britannique en 2010, David Cameron reprend le fil de son discours de 2006 et lance officiellement son gouvernement sur la route d’une politique du bien-être, lors d’un discours le 25 novembre. A cette occasion, il réitérera que le bien-être est ce qu’un Etat doit viser pour ses citoyens.

Il annoncera dans son élocution les nouvelles suivantes :

– le lancement de travaux de réflexion sur les indicateurs de développement, citant les avancées Françaises résultant de la commission Stiglitz

– le lancement, également, d’un travail de recueil d’informations par l’organisme Anglais de statistique sur d’une part le bonheur déclaré des citoyens et d’autre part des sous-jacents best online casino supposés du bien-être

Pour lire le discours complet.

Ces nouvelles amènent plusieurs surprises.

Tout d’abord, on pourra apprécier la constance de vision entre 2006 et 2010 de David Cameron. Ensuite, on pourra être surpris de l’ampleur des travaux annoncés et du peu de débat démocratique préliminaire sur le sujet avant de lancer son pays sur cette voie. Enfin, on pourra se poser la question du rôle de la conjoncture économique dans cette décision de politique générale. En effet, la difficile sortie de la crise financière de 2008-2010 conjointement avec la décision de réduire substantiellement de déficit structurel du budget Anglais ont poussé David Cameron à soumettre son pays à une cure drastique d’austérité, s’engageant à réduire de 500 000 fonctionnaires en 5 ans le nombre d’agents de l’Etat. En conséquence, on aurait pu soupçonner le parti conservateur au pouvoir d’avoir annoncé ce chemin politique vers le bien-être citoyen comme mesure démagogique permettant de faire passer la pilule des mesures de rigueur. Son discours de 2006 sur le même sujet discrédite cette hypothèse sans l’écarter définitivement.

Nous pourrons tirer comme enseignements de cet exemple Anglais que :

– des chefs d’Etat occidentaux osent prendre le chemin de la politique du bien-être

– que ce chemin nécessite un travail important d’accompagnement notamment de recueil d’informations statistiques

– qu’enfin, des temps de disette budgétaire n’écartent pas cette piste politique