Le gouvernement de Corée du Nord dévoile un classement « impartial » de bien-être des nations où figurent derniers les Etats-Unis.

La Chine serait le pays le plus heureux au monde, avec un résultat de 100 sur 100 au test initié par la Corée du Nord. Cette dernière n’est pas en reste et se classe deuxième, obtenant une note de 98 sur 100. Ces chiffres, pour le moins surprenants, ont été relayés et commentés sur le site www.causeur.fr. Georges Kaplan, l’auteur de l’article, décrit avec ironie ce classement dont nous ne connaissons pas les méthodes de calcul.

Si le classement fait la part belle aux pays en bons termes avec la Corée du Nord, il n’épargne pas les pays considérés comme « ennemis ». Les Etats-Unis décrochent ainsi la dernière place, avec le score de 3 points sur 100. De même, la Corée du Sud est épinglée pour un niveau de bien-être insuffisant (18/100).

En conclusion, Georges Kaplan nous livre ce qu’il considère comme la version totalitaire du bonheur : « les gens sont heureux quand l’Etat a dit qu’ils l’étaient. »

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La communauté internationale remet progressivement en question la pertinence des indicateurs économiques, en tête desquels le PIB. Cette évolution s’est traduite notamment par l’invitation de Nicolas Sarkozy à réfléchir à une refonte des indicateurs, défi assigné à la Commission Stiglitz.

Cet article illustre que la Corée du Nord rejoint un questionnement initié par la communauté internationale. Intention, méthodes et résultats divergent, mais le choix du bien-être comme indicateur pertinent semble emporter une adhésion croissante.

Dans ce cadre, si le bien-être devient un indicateur de mesure cohérent et récurrent, sa prise en considération est appelée à s’accroître. Un des objectifs de La Fabrique Spinoza est d’accompagner cette prise de conscience du caractère essentiel du bien-être. Si cette initiative nord-coréenne nous consterne par sa partialité, elle a le mérite d’accroître la visibilité, l’audience de la notion de bien-être. Charge à nous d’en défendre des critères plus objectifs et novateurs.