Comment expliquer une morosité aussi diffuse dans un pays comme la France, cinquième puissance mondiale et deuxième économie européenne? Claudia Sénik, chercheuse et professeur en économie à la Paris School of Economics, ayant participé au premier diner en France des chercheurs sur le bonheur organisé par la Fabrique, cherche à résoudre ce noeud en l’attaquant par l’angle culturel.

Car visiblement, les données économiques ne sont pas suffisantes pour expliquer un taux de suicide des 15-44 ans deuxième  après la Finlande, avec un IDH parmi les plus élevés au monde. Ni même le climat, certes modérément coopératif. L’explication, selon Claudia Sénik, doit résider dans les étapes de socialisation, notamment la socialisation primaire. On observe en effet que même les français partant à l’étranger, conservent un niveau de satisfaction de vie inférieure à la moyenne du pays dans lequel il se rendent.

Face à une problématique d’une telle ampleur, le cap est fixé pour Claudia Sénik : le bonheur doit devenir l’objectif principal des politiques publiques. L’enjeu est d’envergure à quelques jour du 20 mars  « Journée Internationale du Bonheur » proclamée par l’ONU. C’est de cette manière aussi que nous l’envisageons à la Fabrique Spinoza. Les données confirmant une stagnation du bonheur en France nous appellent à apprendre des pays voisins, notamment des systèmes éducatifs qui stimulent le bien-être des citoyens dés le plus jeune age. La morosité ne sera pas une fatalité!

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