Ce document a pour ambition de rassembler les différentes données disponibles concernant le bonheur en France. Cette sélection de sondages et d’indices élaborées par des institutions internationales, nationales et des instituts privés, permet d’avoir une vision globale, plus fidèle à la réalité du niveau de  bonheur des français.

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SOMMAIRE

I. Les mesures directes du bonheur

II. Indices composites de bonheur ou de développement

III. Indices de confiance et d’optimisme

IV. Attractivité : regards extérieurs sur la France

V. Enquêtes d’opinion

VI. Mise en garde : Le partis pris des données

 

I – Les mesures directes de bonheur

  • Le World Values Survey

– Bien être subjectif  de la France en 2006 : 2.54

– La satisfation de la vie des francais en 2006 : 6.91

  • La base de données internationale du Bonheur (World Database of Happiness) – Rutt Veenhoven

– Bonheur moyen en France entre 2000 et 2009 : 6,6 / 10

  • Taux de suicide (INSEE)

– 14,7 suicides pour 100 000 habitants en 2010

  • Étude de la dépression dans le monde (OMS)

–  En France, 21 personnes sur 100 sont victime de la dépression en 2011

 

II – Indices composites de bonheur ou de développement

  • Better Life Index (OCDE)

   – Le résultat de la France en 2013 : 6,4 / 10

  • L’indicateur de développement humain (IDH) – PNUD

– Résultat de la France en 2013 : 0,893 / 10

  • Prosperity Index (Legatum Institute)

– Résultat de la France en 2013 : 6,6 / 10

  • Happy Planet Index (HPI Global)

– Résultat de la France en 2012 : 46,5 ( Valeur maximum du classement : 64,0)

– Résultat de la France concernant le bien-être ressenti ajusté aux inégalités : 6,8 /10

  • Indice de qualité de vie (Insee)

– Résultat de la France en 2011 : 6,8 / 10

  • World Happiness Report (Nations Unies)

– Résultat de la France en 2013 : 6,76 / 10

 

III – Indice de confiance et d’optimisme

  • Indice de confiance des ménages (INSEE)

– Résultat de la France en 2013 : 84 (la moyenne étant de 100)

  • Ipsos MORI Global Trend Survey percentage of happy people

– Résultat de la France en 2013 : 79 %

– Classement de la France : 12 / 24

  • Taux de fécondité OCDE

– Résultat de la France en 2010 : 2

  • Eurobaromètre (mai 2013)

– Un des sondages de l’Eurobaromètre concernait la satisfaction de la vie. À la question «  Êtes-vous                   satisfait de la vie que vous menez ? » 83% des français interrogés ont répondu « oui » et 17% « non ».

– Un des sondages de l’Eurobaromètre concernait la satisfaction de la vie. À la question «  Êtes-vous                   satisfait de la vie que vous menez ? » 83% des français interrogés ont répondu « oui » et 17% « non ».

 

IV – Attractivité : regard extérieurs sur la France

  • Attractivité : Palmarès attractivité pour étudiants étrangers (Unesco)

– La France est classé 3ème pays au monde en 2013

  • Attractivité : Palmarès QS « meilleure ville au monde pour les étudiants »

– Le score de la Paris est 95, la ville est classé première en 2013.

 

V – Enquêtes d’opinions

  • L’Observatoire W&Cie de la « marque France » Etude Via Voice pour W&Cie (avril 2013)

– À la question « Les Français sont-ils en moyenne malheureux ? » 77 % des français répondent « oui » et          21 % « non ».

  • Défiance française et sortie de crise, Voice réalisé pour Libération (décembre 2013)

– À la question « On peut avoir confiance en l’avenir de la France et des français ? » 73 % des français répondent « oui » et 25 % « non ».

  • Baromètre nouvelles factures de la dépression dans le monde, Ipsos (janvier 2014)

– À la question « Le déclin de la France est inéluctable ? » 51 % des français répondent « oui » et 49 % « non ».

  • Les perspectives d’avenir des jeunes et la fierté d’être français, Harris Interactive (décembre 2013)

– À la question « Aujourd’hui, la société francaise vous permet de vivre mieux que vos parents ? » 51 % des français répondent « oui » et 48 % « non ».

  • CSA le moral des français (décembre 2013)

– À la question « Etes-vous personnellement positif pour l’avenir de la société française ? » 32 % des français répondent « oui » et 66 % « non ».

– À la question « Etes-vous personnellement positif pour votre avenir personnel? » 57 % des français répondent « oui » et 40 % « non ».

  • Les raisons d’y croire des Français – Ifop pour Coca Cola (décembre 2013)

– À la question « Estimez-vous avoir de la chance de vivre à l’époque actuelle ? » 71 % des français répondent « oui » et 29 % « non ».

  • La société française à bout de souffle ? Etude Harris Interactive pour place aux idées (janvier 2013)

– À la question « Aujourd’hui, diriez-vous que la société française vous permet de vivre mieux que vos parents ? » 51 % des français répondent « oui » et 48 % « non ».

  • La perception du risque, Voice pour Agrica (juin 2012)

– À la question « Avez-vous peur de l’avenir?» 25 % des français répondent « oui » et 75 % « non ».

 

VI – Mise en garde : Le partis pris des données

De nombreuses statistiques existent au sujet du bonheur, mais sont trop souvent exploités séparément. Cette approche limite la possibilité d’une vision globale du bien-être français. La page a pour ambition de rassembler les différentes données disponibles sur ce thème. On y retrouve des indices élaborés par des institutions internationales ou nationales, ou par des instituts privés, mais aussi les résultats de sondages publiés au cours des dernières années et questionnant le moral dans l’Hexagone.

L’exhaustivité de notre base de données peut permettre de dépasser la subjectivité de chacune des données. Cette subjectivité est illustrée par la grande disparité des résultats dans les résultats des différents sondages. Cette disparité est explicable : Le résultat d’un sondage sur le bonheur citoyen dépendra énormément de la formulation de la question posée. Une simple nuance dans la question peut avoir un important impact sur la réponse de la personne interrogée. Cette formulation est elle-même influencée par les convictions et la ligne éditoriale du réalisateur de l’enquête. Ainsi deux sondages sur le bonheur ou le pessimisme des français sont fortement susceptibles d’aboutir à des résultats très différents.

Il est donc important de garder un certain recul quant aux résultats des sondages concernant le bonheur et le pessimisme car ils ne reflètent pas entièrement la réalité.

De même, les indices de développement ou de satisfaction de vie, connaissent un certain biais dans leur définition. Les critères retenus pour mesurer l’objet (bonheur, satisfaction de vie etc.) et le poids qui leurs sont attribués, témoignent de partis-pris subjectifs de la part des constructeurs de l’indice. Le développement et le bonheur étant des notions subjectives, ce biais est inévitable. Il est toutefois important de garder cette caractéristique à l’esprit lors du maniement des données.

Enfin, la forme de classement sous laquelle est présentée la plupart des indices internationaux, peut avoir comme conséquence de mettre en lumière la position relative plutôt que la valeur absolue de l’indice. Cette tendance à la comparaison, si elle est utile dans une perspective debenchmarking, peut donner l’impression que le bonheur est une performance, voire qu’il se définit dans un contexte de compétition internationale visant à un bien-être maximisé. Cette posture est absurde, car en contradiction avec l’idée même de bonheur.

 

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