Laure Celier

Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Laure Celier, 39 ans, deux joyeux enfants et un conjoint très patient ! Je travaille à l’Agefiph en tant que chargée d’études et développement. J’accompagne les entreprises qui le souhaitent dans la réflexion et la mise en œuvre d’une politique handicap. Cette démarche est vraiment passionnante car elle représente une occasion pour l’entreprise de se réinterroger sur ses process et son organisation. Intégrer une logique d’inclusion dans une politique Ressources Humaines et, plus globalement, dans un projet d’entreprise, constitue une véritable opportunité pour innover et faire progresser l’ensemble des acteurs internes sur le « travailler ensemble ».

Pourquoi as-tu décidé de t’engager à la Fabrique Spinoza ? 

Lorsque j’ai découvert l’existence de la Fabrique Spinoza, cela m’est apparu comme une évidence : il fallait que je participe d’une manière ou d’une autre à ce formidable mouvement, ce fut un véritable appel ! Ma vision à moi du bonheur c’est le lien. Mettre du lien entre les êtres humains en faisant se rencontrer, s’imbriquer des compétences plurielles. Mettre du lien entre les idées pour sortir des cloisonnements et faire émerger des idées nouvelles, plus belles et plus efficientes. Et enfin mettre du lien à l’intérieur moi, pour donner de la cohérence entre ce que je suis et les actes que je pose…Ce que propose le mouvement de la Fabrique Spinoza, c’est précisément cela : la rencontre avec d’autres citoyens engagées sur ce sujet, l’accès à des savoirs et la possibilité de créer, d’inventer et d’agir pour mieux prendre en compte la question du bonheur dans la société.

Quel est ton rôle au sein de ton groupe ?

Je pilote le groupe « Bonheur, fraternité et diversité » : fraternité ce qui nous rassemble, diversité ce qui nous différencie. Au départ l’idée était de mobiliser les citoyens et plusieurs associations autour d’un constat simple : Les rencontres que nous faisons, les liens que nous tissons les uns avec les autres sont la source de notre bonheur, un bonheur individuel et collectif. Dans une société qui semble tentée par le repli sur soi, la stigmatisation, la peur de l’étranger. En quoi prendre le risque de la confiance, nous fait-il grandir, nous rend-il heureux ? Comment le fait de rencontrer l’autre dans sa différence peut s’avérer être une véritable source d’enrichissement, d’épanouissement et, osons le dire, de bonheur ? Autant de questions que nous tentons approfondir dans ce groupe à partir de nos expériences respectives.

Quelles sont les prochaines échéances de ton groupe de travail ?

La mobilisation est une étape qui peut s’avérer longue mais payante ! Aujourd’hui le groupe s’est réunis trois fois depuis juin dernier et il rassemble près d’une vingtaine de personnes intéressées par ce sujet, des membres d’associations mais aussi des citoyens curieux d’approfondir ce sujet. Nos derniers échanges nous ont amenés à exprimer un besoin, celui de mieux nous outiller pour permettre la remontée de témoignages concrets sur le thème de la rencontre et démontrer ainsi en quoi celle-ci nous rends plus heureux. Cela implique de nous former sur les fondamentaux de la science du bonheur mais aussi de mobiliser un écosystème de chercheurs et d’experts scientifiques sur notre projet afin de mieux appuyer et structurer notre démarche.

La prochaine réunion est programmée pour la fin de l’année et promet donc d’être riche !

Qu’aurais-tu envie de dire à une personne qui s’intéresse à la FS ?

Venez, on a besoin de vous ! Plus on est de fou, plus on grandit ensemble (et plus on rit aussi !).

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