Lucie Davoine, économiste travaillant auprès de la Commission Européenne, publie un livre exploratoire sur l’Economie du Bonheur, évaluant la solidité et les apports de cette discipline neuve. La Fabrique Spinoza est citée dans cet ouvrage. Lire l’article du Monde à ce sujet.

« Qu’est-ce qui nous rend heureux ? Notre mariage ? Nos enfants ? Une promotion ? Le sentiment d’avoir bien fait notre travail ? Psychologues, médecins, sociologues se penchent sans aucun doute sur le sujet, mais l’économie, appelée parfois la « science lugubre », peut aussi apporter des éléments de réponse à la question essentielle de la nature et des causes du bonheur. Au tournant des années 2000, le nombre d’articles et de livres publiés par des économistes sur le bonheur croît de manière exponentielle. Comment expliquer une telle révolution ? Quels sont les méthodes et les principaux enseignements de l’économie du bonheur ? Les économistes ont cherché à savoir si l’argent faisait le bonheur et si la croissance économique s’accompagnait de mieux-être. Rien n’est moins sûr. Le contexte social et culturel joue un rôle crucial : inégalités, chômage, défiance au sein de la société, absence de participation civique sont autant de facteurs qui contribuent à miner le moral. Le bonheur, une donnée éminemment individuelle, désormais sondée et mesurée, se retrouve alors au cœur de débats politiques. »