Couverture Rapport Fabrique Spinoza Bien-etre et performance au travail

Nous avons longtemps cru que la performance générait le bien-être, on s’est trompé : c’est le bien-être qui génère la performance. Cela oblige à penser l’entreprise différemment.  Les organisations sont aujourd’hui dans le paradigme du médecin, c’est à dire de la lutte contre la maladie, soit en entreprise, une focalisation sur les Risques Psycho-Sociaux (RPS). Certaines ont évolué vers la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), c’est à dire un paradigme contraint où il FAUT agir pour des raisons morales ou légales. Il est temps de passer au 3e paradigme, celui du philosophe où l’organisation aligne ses intérêt sociaux et économiques : elle le fait, d’abord parce que le bien-être des collaborateurs est un bien en soi, mais aussi parce que c’est éthique c’est à dire que c’est bon pour son fonctionnement global donc économique, ainsi que pour ses collaborateurs et les autres parties prenantes.

La science vient justement étayer ce paradigme. En effet, un corpus de connaissances en économie, neurosciences, sociologie, psychologie positive (etc.) suggère une forte corrélation entre bien-être et performance au niveau individuel (225 études vont dans ce sens – Lyubomirsky 2005) et au niveau collectif (« People & profits » – Margolis 2001).

A 38°C de fièvre, un collaborateur qui se sent bien professionnellement, viendra malgré tout travailler. A une époque de recherche de compétitivité, le chemin du bien-être des collaborateurs offre une opportunité inexplorée de compétitivité pour les entreprises.

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